Dimanche 28 décembre 2008
Par Claire de Lune
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Dimanche 28 décembre 2008
Voilà exactement une semaine
que les virus m'ont assaillie. J'ai bien essayé, avec des remèdes-maison de les mater, mais hélas, ils sont plus forts que moi et j'ai dû me résigner hier matin à aller faire un petit coucou au
toubib (il faut bien qu'il gagne aussi sa vie celui-là surtout qu'il a sacrifié ses vacances au ski).
En ce qui me concerne et pour me consoler, je me dis qu'il vaut mieux être malade entre Noel et Nouvel qu'entre Nouvel An et Noel ! Vous êtes d'accord avec moi
?
Mais c'est quand même curieux cette agression de virus.
Pour la première fois depuis bien longtemps, comme je l'ai dit dans ma précédente note, j'ai abordé cette période tant détestée avec une certaine sérénité.
Mais voilà, je dois être allergique et je me retrouve au même stade que l'année dernière.
Heureusement le temps est magnifique. Le soleil inonde mon appartement, le vent par contre est immonde (glacial et fort) mais je ne le sens pas, je suis au
chaud, je l'entends seulement ! La vue sur la montagne de l'autre côté de la frontière est dégagée, il y a de la neige au sommet. Pour un peu je m'imaginerais que je suis en vacances !
Mais au fait, de quoi me plains-je ?
J'aimerais que mes voisins d'en-dessous soient en vacances tiens !!!
C'est un couple de retraités (comme moi).
Je trouve qu'ils ont un drôle de mode de vie : été comme hiver, peu importe le temps, ils vivent les volets fermés, ne sortent jamais (surtout pas à pieds) si ce n'est que pour faire les courses
(je suppose).
Pendant que Monsieur (toujours habillé BCBG) sort le "Monospace" du garage, la dame attend, droite comme un soldat de la garde présidentielle, devant le garage. Une multitude de petites
bêtes sur son dos la protège du froid. Eh oui ! un magnifique manteau de vison (un vrai bien sûr).
Suis pas jalouse, ne le croyez surtout pas ! Si j'avais les moyens de me le payer ou même si on me l'offrait, je ne le porterais pas.
Enfin bref ! Tout cela m'importe peu.
Par contre, malgré que tout soit bien isolé, je profite de leur TV tous les jours et là, comme je ne peux pas sortir, je commence à avoir une overdose.
Il n'y a qu'une chose qui me rassure : ils ne peuvent pas la mettre plus fort car là elle est incontestablement déjà à fond. D'ailleurs en passant dans la cour et malgré les fenêtres fermées, on
l'entend.
Je ne suis pas une adepte de la sieste mais là je me sens un peu épuisée.
Pour dormir un peu, il me faut le calme et ce bruit de fond m'énerve !
Je ne peux quand même pas mettre Mozart à fond la caisse et, en sourdine, le pauvre ne fait pas le poids.
Bon alors je fais quoi ?
Je descends, je vais sonner chez eux, je leur demande gentiment de baisser le son ?
Non ! Pas assez courageuse ? Pas envie de m'énerver ?
Et après tout, les boules Quies ne sont pas faites pour les chiens.
C'était juste un coup de gueule !
Il y a des choses plus graves dans la vie, non ?
Par Claire de Lune
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"mariés depuis longue date, deux enfants largement indépendants, pas de contestation particulière, nous prononçons donc le
divorce" ....
discours éclair de Monsieur le Juge du Tribunal de Grande Instance, hélas d'une affligeante banalité !
Aujourd'hui celà fait exactement 3 ans jour pour jour que je suis divorcée.
La fuite du temps ?
Et pourtant celà me paraît beaucoup plus lointain, j'en suis moi même étonnée.
L'autre jour je disais à quelqu'un que celà faisait cinq ans !
Ainsi que je l'ai déjà dit, j'ai l'impression que c'était dans une autre vie.
Cette autre vie fait cependant partie intégrante de mon passé et le passé restera toujours présent.
Il y a des souvenirs qui reviennent ....
Mais la blessure s'est cicatricée.
J'ai trouvé cette citation de
Jean Kerr qui illustre bien la situation :
"Divorcer c'est comme être renversé par un camion. Si on en réchappe, on regarde bien à gauche et à droite avant de s'engager
à nouveau"
A toutes celles (tous ceux) qui passent par là ou qui ont passé, je veux simplement dire qu'on en réchappe et qu'il y a une vie après.
Par Claire de Lune
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Il n'est pas vrai que rien soit jamais effacé, le passé n'est jamais tout à fait le passé.
(Henry Bataille)
Par Claire de Lune
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