
"Douces ou amères, les larmes soulagent toujours" (Alfred de Musset)
Puisse-t-il dire vrai !
Pour le moment j'ai le moral dans les chaussettes.
Je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit et j'étais tentée de me réfugier sur mon blog mais il y a cette honte d'écrire quand ça ne va pas, honte de ne pas arriver à
évacuer ce passé même si j'ai fait des progrès énormes au fil des années ! Je pourrais très bien ne plus être là avec ce que j'ai traversé.
Le titre de mon blog me gêne, il ne va pas avec ce que j'écris.
Je devrais l'appeler : "l'équarissage" !!!

Mon virus que j'ai traîné pendant plus de 2 semaines m'a complètement épuisée donc je suis fragile.
Heureusement pour moi que je ne me suis pas adressée à mon médecin "référent" en qui je n'ai aucune confiance mais à sa collègue (ils sont 3 dans le cabinet) et elle est beaucoup plus réactive et
à l'écoute.
Elle m'a envoyé chez l'Orl parce que j'avais un bouchon dans l'oreille (merci les cotons-tiges) mais bon ce n'est pas grave du tout.
J'ai saisi l'occasion pour lui parler des soit-disant acouphènes que j'avais. Le médecin "con" sans écouter ce que je voulais lui dire m'a coupé la parole il y a 3 ans déjà en me disant :
"il n'y a rien à faire, on ne sait pas d'où ça vient, il faut apprendre à vivre avec" Et toc !!! Problème réglé (pour lui).
Moi je ressens un battement dans ma tempe reproduisant les battements du pouls où du coeur, d'une incroyable régularité et ceci jour et nuit. C'est la nuit quand tout est silencieux que celà me
dérange le plus, le jour c'est masqué par les bruits ambiants, donc supportable.
C'était là l'occasion d'en parler à l'Orl qui après examen m'a dit que c'était un problème circulatoire et qu'il fallait que je passe un Doppler cervical pour voir au niveau de l'artère, ce genre
de truc pouvant mener à une attaque cérébrale par la suite. Il se peut qu'il y ait une simple boucle dans l'artère ou alors elle est bouchée et il faudra opérer.
Il n'y a pas de quoi paniquer pour l'instant, j'ai RV le 11 février.
Mais voilà je suis fatiguée, je suis fragilisée et je m'isole dans mon coin. C'est dans ces moments que la solitude est difficile à supporter.
Je réfléchissais aussi à ce problème de solitude dans laquelle en général je me complais.
Je précise quand même, je ne suis pas seule, loin de là, je suis même très entourée (famille - amis) mais c'est mon rapport avec les hommes et j'en reviens à cette confiance en moi qui me fait si
cruellement défaut.
J'ai tendance à régler mon problème en amont : je jette avant qu'on me jette !!!
Où est la logique là dedans ?
Je jette ......Celui qui est jeté doit faire avec !
Et pourquoi moi je ne peux pas faire avec si mon devait me jeter ???
On ne peut pas plaire à tout le monde (n'est-ce pas Marco) ??? C'est d'une logique !
Mais moi ça me renvoie sans doute systématiquement à mon enfance, adolescence et les paroles de ma mère résonnent à mes oreilles !!!
Mais combien d'entre nous ont eu cette éducation et ne trainent pas celà pour autant comme un boulet ???
Maintenant j'en arrive à me dire que vu mon âge, c'est trop tard, je n'arriverai plus à m'en sortir, il faudra que je vive avec ce sentiment d'infériorité chronique. Ne dit-on pas :
"on n 'apprend pas à un vieux singe (une vieille guenon en l'occurence) à faire des grimaces ??? (Cath si tu me lis....)
Et zut, j'en ai ras le bol d'être ce que je suis !!!
document.write('<'+'a class="N10 txtC20" h'); document.write('ref="/citation'); document.write('s/citabook/citabo'); document.write('ok.php" title="Dans mon
citabook">><'+'/'+'a'+'>');
par Claire de Lune
publié dans :
Psy
3
recommander

Pour vos commentaires qui me touchent profondément.
Oui Joelle je suis une thérapie chez un psy mais pour des raisons pratiques j'ai changé de thérapeuthe.
Il est super gentil, trop gentil et fait preuve de beaucoup d'empathie mais ce n'est pas vraiment celà dont j'ai besoin. J'ai de longues annnées d'analyse à mon actif. Je sais où est mon problème
et c'est là qu'il faut que je continue à creuser pour arriver à arracher les racines du problème mais c'est comme le chiendent, ça repousse.

La semaine dernière alors que je passais mes journées à dormir, à rêver, un de ces rêves m'a particulièrement interpelée car il met mon problème clairement à jour :
" je marchais dans la forêt, le chemin était sablonneux comme il l'est ici. Par terre trainaient quelques couverts en argent (???). Je me suis baissée pour les ramasser et c'est à ce
moment que deux hommes, sortis de je ne sais où, m'ont dit de ne pas les ramasser car les gens qui les ont perdus reviendront forcément sur leurs pas. On a continué le chemin ensemble à papoter,
à rire ... J'ai aperçu une clairière où il y avait beaucoup de monde, une fête apparemment. Je continuais à parler et je me suis rendue compte que plus personne ne me répondait. Je me suis
retournée les 2 hommes avaient disparu. C'est là que je me suis dit que c'est normal, ils étaient gênés de se montrer avec moi" !!!

Et me revoici en plein dans le coeur de mon problème !
Je ne suis rien, pas digne intérêt, vilaine, bête etc ....
Le pire c'est que je le sais, je ne m'aime pas telle que je suis, je n'ai aucune confiance en moi !
Voilà mon gros problème. Il est là bien en évidence, je peux le toucher des doigts mais changer mon opinion sur moi-même : IMPOSSIBLE !!!
Pourtant que je sais que j'ai des qualités. Malgré tout je suis quelqu'un de sociable, de serviable, de gentille (faut pas qu'on me cherche de trop quand même), j'essaie d'être tolérante. J'ai
beaucoup d'amis(es) .....
MAIS JE NE SUIS RIEN - Je voudrais être invisible !!!
Victime de mon éducation OUI !
Ce n'est pas une excuse. J'avais et j'ai toujours un libre-arbitre. Rien ne nous est imposé dans la vie (si ce n'est mourir). Alors ?
Le pourquoi de cette éducation je l'ai compris. Ma mère ne me voulait pas de mal bien au contraire. Je suis née juste après la guerre (un accident en fait) !. Mes parents ont connus des temps des
durs. En fait ils voulaient nous protéger mes 2 frères et moi.
En fait, ma mère voulait devenir "bonne soeur". Elle était dans un pensionnat de jeunes filles. Son père est décédé jeune et elle qui a dû abandonner ses études et
reprendre l'exploitation familiale, elle n'avait que 20 ans.
Elle n'a jamais pensé à elle, elle se privait de tout et ne pensait qu'aux autres et ça jusqu'à sa mort en 2002.
Un jour quelqu'un m'a dit : "ta mère est une sainte" !
Et puis je me suis mariée. J'ai eu une (belle) mère en plus et qui, curieusement, était à des années lumière de la mienne, l'autre extrême : un monument d'égoïsme, là l'autre existait seulement
dans la mesure où il pouvait servir à quelque chose ...
C'est la seule personne que j'ai entendu conjuguer le verbe aimer au premier degré . Je ne pense pas qu'elle aimait son fils d'autant plus qu'il l'a fortement déçu en se sauvant du séminaire
parce qu'il ne voulait pas être curé !
Je m'arrête là !
Même si j'ai souvent l'impression de radoter, de resasser, j'ai besoin d'écrire.
J'ai commencé à écrire ma petite histoire sur mon disque dur mais ce n'est as évident de commencer à un bout pour allers vers l'autre. Il est plus facile par la suite de récupérer les écrits
spontanés de mon blog et de les intercaler. En ce sens, écrire aussi me permet de ne pas oublier.
par Claire de Lune
publié dans :
Psy
6
recommander

J'émerge !
Drôle de fin d'année, petit pas incertain et fatigué dans la nouvelle ...
Je commençais sérieusement à flipper, je craignais vraiment d'être en dépression.
Devient-on dépressive parce que l'on est malade ou est-on malade (physiquement) parce qu'on est en dépression ? Je me suis posé la question !
Pourtant en dépression je m'y connais, l'ayant été une grande partie de ma vie.
J'ai attrapé ce virus en me mariant.
Je me souviens d'une année (1984) où je suis tombée malade, fatiguée, tension anormalement basse (90), vertiges, plus d'appétit, amaigrissement .... Après quelque temps je ne pouvais même plus
tenir sur mes jambes et j'ai gardé le lit. Aucun nom n'a été mis sur cette maladie, les différents examens n'ont rien révélé de particulier. Je suis restée deux mois dans cet état et j'étais
persuadée d'avoir un cancer. Je ne sais pas comment j'ai réussi à me sortir de là. L'instinct de survie sans doute J'ai tenté de reprendre le travail après une légère amélioration. La première
personne que j'ai croisée m'a dit : "c'est vous ou c'est votre ombre" !!! Je ne vous dis pas le choc, je suis rentrée chez moi .
J'ai repris pour de bon 2 semaines plus tard.
Avec le recul, je me suis rendue compte que ce sont les anti-dépresseurs que je prenais combinés à des anxyolitiques, somnifères et beaucoup d'autres conneries de ce genre qui m'ont
affaiblie.
Moi mon mal était ailleurs, dans mon couple évidemment, le pack : belle-mère/mari !!!
Pas question de fuir, demander le divorce ... C'était un trop gros obstacle à franchir pour moi. J'aurais tué ma mère. Je n'avais aucun soutien de ce côté, bien au contraire, on
m'enfonçait encore.
Je me serais fichue en l'air, j'aurais encore été enterrée "proprement" !!! Que personne ne le sache ! Il fallait avant tout sauver l'honneur de la famille !

Et me revoilà revenue en arrière ... Il y a des choses que l'on ne peut pas oublier. Elles sont rangées dans des tiroirs derrière la porte transparente de notre passé.
Non je ne suis pas dépressive ! Au contraire, je vais mieux ce soir.
J'avais tout simplement une bonne grippe que le toubib n'a pas assez prise au sérieux, l'homéopathie étant plus longue à agir.

Mes amis viennent me chercher d'une minute à l'autre pour sabrer le champagne et partager le diner avec eux.
On sonne, je file, je continuerai demain ....
par Claire de Lune
publié dans :
au fil des jours
4
recommander
Dimanche 30 décembre 2007
par Claire de Lune
publié dans :
au fil des jours
2
recommander
Vendredi 28 décembre 2007
Ca ira mieux demain, ça ira mieux demain, en attendant je dors .....
par Claire de Lune
publié dans :
au fil des jours
1
recommander
Mercredi 26 décembre 2007
par Claire de Lune
publié dans :
au fil des jours
2
recommander

Le troisième Noël dans la petite ville où je me suis exilée, où je me suis fait de nouveaux amis et aussi où j'ai commencé à vivre vraiment, à penser à moi ...
Mais pourrais-je un jour oublier ce qu'il y avait avant ?
A l'instant je viens de recevoir une Carte de Voeux de EX !
Il ne comprendra jamais qu'il doit m'exclure de sa vie ?
Pourquoi cette obstination de saisir chaque occasion pour renouer les contacts ?
C'est comme dirait ma petite soeur : "tu es son port d'attache" !
Je n'ai pas envie de me poser encore des questions.
Je ne sais pas qui il est et je ne le saurais jamais.
Ce n'est plus qu'un étranger
J'ai besoin de continuer mon chemin dans la sérénité.
JOYEUX NOEL 
par Claire de Lune
publié dans :
au fil des jours
2
recommander
Vendredi 21 décembre 2007
"La tristesse vient de la solitude du coeur" (Montesquieu)

Décidément le mois de décembre est celui que j'aime le moins.
Au fil des jours qui passe, je m'enlise dans la mélancolie. Il n'y a que la nature qui m'apporte un peu de sérénité car elle est belle en toute saison. J'ai de la chance
d'habiter près de la forêt des champs.


Au centre ville, depuis fin novembre, il y a le Marché de Noel avec ses flonflons et sa musique qui agresse les oreilles : "petit papa Noel etc ...." C'est quoi Noël ? Une petite fille
qu'un journaliste a interrogé, a répondu : "c'est la fête de la neige" !
C'est joli la neige, celà mérite bien une petite fête ...
Je dirais plutôt que c'est la fête des cadeaux, des cadeaux qui coutent les yeux de la tête. Le pire c'est que l'on a dépensé l'argent et la joie des enfants, elle est où ? Ils sont tellement
gâtés qu'il n'y a plus grand chose qui peut leur faire plaisir.
C'est la fête de la "bouffe" ... A voir ces étalages, la pub qu'on nous rabache sans arrêt, (un vrai lavage de cerveau), on dirait qu'on ne mange pas le reste de l'année. Pauvres petits canards
et oies, on tue les femelles dès l'éclosion, on les gaze. Eh oui, on ne gave que les males !!! On vous torture pour faire valser nos papilles. Moi je ne mangerai pas de foie gras, celà me
révolte. (http://www.stopgavage.com/gavage.php)



Et puis, tout près de chez nous, il y a les sans-logis, ceux qui dorment dans la rue, ceux qui meurent de froid ...
Une petite pensée pour Coluche et tous ceux qui se battent contre cette misère.
J'en arrive à culpabiliser parce que je suis au chaud, parce que j'ai à manger, parce que je peux acheter des cadeaux, parce que je fête Noel avec mes enfants ....
Drôle de société quand même ! Drôle est-ce le mot ? Non pas vraiment.
par Claire de Lune
publié dans :
au fil des jours
3
recommander

Conversation téléphonique entre mamie et son petit fils de 6 ans vendredi soir :
- Allo !
- Bonjour mamie, tu vas bien
- Bonjour mon poussin, je vais très bien et toi ?
- Moi aussi je vais bien et j'ai une grande nouvelle à t'annoncer
- Ah bon ? Dis moi vite ....
- Ben j'ai été élu délégué de classe et presque tout le monde a voté pour moi
- C'est super ça et je suis fière de toi
- Oui toutes les filles ont voté pour moi. Elles sont toutes amoureuses de moi mais moi je ne les aime pas
- Mais il n'y en a pas une qui est très jolie et qui te plait
- Si ....... Mais elle est bête !!!!

Me voici rassurée en ce qui me concerne, moi qui croyais que ce n'était que les mamies un peu vielles qui avaient du mal à trouver chaussure à leur pied, apparemment le problème
peut se poser à tout âge.
A quand un Meetic "poussins" ???
En tout cas j'étais morte de rire
par Claire de Lune
publié dans :
humour
4
recommander