Lundi 10 mars 2008

bonjour-enveloppe-coeur.gif
Actuellement je n'arrive pas écrire, est-ce que je le pourrai encore ?  Je me le demande.
En tout cas, je ne peux plus parler de moi : de mes états d'âme, de mes humeurs, de mes coups de blues etc
Cette impression de radoter continuellement et de ne pas avancer ....
Pourtant j'avance, je vais bien. C'est le calme plat dans ma vie. Je m'adapte et je me dis que le bilan penche plutôt de côté positif même s'il me manque quelque chose d'essentiel.
C'est pareil pour tout le monde : il manque toujours quelque chose, quelqu'un....


IMG_0431.JPG
Pour vous parler du Printemps qui est devant la porte, j'ai donc emprunté la note qui suit sur le site de Jacqueline-Marie Ganter :


Les clés de la saison
Printemps

Le printemps met fin au temps de gestation que constitue l’hiver. Tout est prêt pour la renaissance. C’est un temps de germination, le temps où tout pousse. La nature se remet en route : laissons-la nous entraîner dans son sillon !
Le printemps est lié à l’élément bois. Le bois c’est l’arbre. En cette saison l’arbre grandit ses branches, elles vont au delà de ce qu’elles furent l’année précédente : faisons pareil.
Ainsi, c’est pour nous l’heure de redémarrer, de repartir dans des projets nouveaux, l’heure d’oser.
Oser quoi ? Oser sortir de sa coquille, de ses limites, de ses conditionnements. Passer du projet à sa réalisation, à sa concrétisation. C’est aussi le moment de laisser derrière soi ses peurs et tous les langages intérieurs qui constituent des atermoiements voir des freins.


Dans notre quotidien, la sortie de l’hiver nous invite au grand ménage. Une manière, si nous le faisons consciemment, de laisser l’ancien derrière nous et de faire de la place pour le nouveau.
La lumière emboîte le pas sur l’obscurité. Elle nous invite à nous lever plus tôt pour faire notre chemin avec le soleil. C’est un moment favorable à la reprise de la marche et d’autres activités physiques.
Au printemps correspondent les yeux, la vue. Apprenons à regarder au lieu de penser. Avec nos yeux rieurs et plein d’humour, regardons-nous nous-mêmes et les autres avec bienveillance et pétillance.
Sur le plan alimentaire, veillons à détoxiner et à stimuler le corps. Les salades de pissenlit, les potages à base de jeunes pousses d’orties, de fanes trouveront leur place sur nos tables.
Quelques tisanes dont l’action se situe entre autre au niveau du foie et de la vésicule biliaire qui sont l’organe et le viscère en correspondance avec la saison : il y a celles pour calmer le feu du foie (la boldo, la prêle, la balotte) et celles qui draine le foie et la vésicule biliaire (la reine des prés, la boldo, le saule…).
Enfin quelques plantes qui stimulent notre énergie : l’angélique, le romarin, la lavande…
Une des cures favorables au printemps : une cure d’orties. Celles ci sont conseillées pour la multitude de leurs vertus. Elles peuvent se consommer sous de nombreuses formes : potages, purées, légumes, tisanes à base de feuilles fraîche….
L’ortie draine la sphère hépatique. De même elle a un effet bénéfique sur la rate et le pancréas. Riche en vitamines A et C, elle apporte également des sels de calcium, du potassium, de la silice (celle-ci fortifie la peau, les ongles et les cheveux).
Un conte en lien avec l’énergie de métamorphose du printemps : Blanche - Neige et les sept nains des frères Grimm.


Il n'y a vraiment rien à rajouter si ce n'est que dans les prochains jours, je vais aller en forêt faire ma cueillette d'orties fraîches. Et pourquoi n'irais-je pas mercredi avec le petit d'homme ?


par Claire de Lune publié dans : au fil de mes lectures
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Mardi 12 février 2008

catcoeur.gifTexte recopié dans le livre "Les ailes du Bonheur" - sorti en 1933 -

Dans le mariage, la pureté consiste à joindre au sentiment que l'on a l'un pour l'autre, à l'harmonie des caractères – acquise tôt ou tard – le noble devoir de procréer. Notre meilleure énergie vitale est employée dans cette fonction qui reste très louable quand le souci de la progéniture dirige nos impulsions. Mais seulement est si contraire à nos pratiques habituelles!, car de nos jours l'on accepte tout du mariage, pourtant sa véritable réalisation, sa sainte mission de perpétuer la vie reste “l'accident” toujours redouté.

Pureté est aussi la décision de vieux époux, la femme 50 ans et l'homme 60 : Ages pour l'un et pour l'autre des deux sexes de la presque impossibilité de générer. Le renoncement se fait entre eux : ils ne veulent plus profaner par un simulacre inesthétique qui devient d'ailleurs inutile et qui tend assurément à détruire peu à peu leur dynamisme en voie de dépression. Leurs relations restent tendrement effectueuses, profondément dévouées, sans mépris qui, au fon fond d'eux mêmes ne manquerait pas de se faire sentir, réciproquement, inconsciemment par le grotesque qu'ont les actes, les objets et les choses passés de saison. Un autre cours est donné à leur force psychique dont ils sont encore généreusement pourvus, sachant que l'abstinence ouvre à l'esprit une voie plus ample de compréhension. Dorénavant leurs activités n'auront pas d'autre but que celui d'intensifier leur concept. Pour eux, ni satiété ni dégout; leur vie sera réglèe sur la pureté de leurs intentions, décidées en pleine vigueur, et, sur le visage de l'un, l'autre découvrira le crépuscule d'une divinité junévile que l'acte sacré n'aura pas effacé.”

 

Bon, bon, je m'arrête là !!! C'est tellement mignon !

Alors Mesdames vous avez compris ? Si votre conjoint est trop exigeant quand vous êtes fatiguée le soir, dites-lui que la retraite sexuelle d'une femme c'est à 50 ans !!! Mais au fait, il y a un problème, Monsieur a 10 ans de bonus ! Ca ne peut pas coller !


On est en 2008, il y a quand même une sacrée évolution en 75 ans, non ?Catsurledos.gif

par Claire de Lune publié dans : au fil de mes lectures
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Dimanche 10 février 2008


artiste1.gifLe hasard, c'est quoi le hasard ? Si vous avez lu “la Prophétie des Andes”, le sujet mérite d'être approfondi.

Mais venons-en au fait :

Récemment j'ai mis la main sur un livre “rescapé du déménagement”. Pourquoi celui-ci alors que j'en ai laissé tellement d'autres pour manque de place dans mon appartement.

C'est un vieux livre tout jauni, les pages n'étaient même pas coupées, donc il n'a jamais été lu. Je l'avais très certainement acheté chez un bouquiniste du Village des Livres : Fontenoy-la-Joute (dans les Vosges du côté de Baccarat). C'est son titre qui a dû m'inspirer : “Les ailes du bonheur”.
Celà fait un petit moment que je l'ai commencé et hier soir, j'ai entamé la deuxième partie : “L'AMOUR”, très interessant d'ailleurs. Peut être, si j'en ai le courage, je vous recopierai l'essentiel et laisserai à Son'di le soin de l'analyser si elle le veut bien.

Donc revenons-en à ma lecture ! Quelle ne fut pas ma surprise, toujours dans le chapitre de l'amour, en tombant sur ce paragraphe que je recopie ici :

chat-alors-avec-lunettes.gif
“Pour la bonne marche de l'humanité, étant donné la mentalité actuelle, l'équilibre est déjà fort bien, car deux points extrêmes, même le meilleur a aussi son désagrément .

Prenons un homme chez qui le sentiment domine : un artiste, par exemple; sa vie n'est pas sans tempête de coeur, surtout s'il manque de sagesse et de maîtrise, et précisément, parce qu'il est doué de plus de sentiment, il sèmera davantage la douleur dans son foyer si, marié, il s'éprend d'une autre femme; la sienne alors, passe au second plan, quand elle ne devient pas l'ennemie franchement gênante, pour réaliser son désir le plus vif qui est de vivre en commun avec celle qui l'émeut présentement. Il s'attache alors, et d'une liaison passagère, d'une simple passionnette comme celà serait pour le sensuel toujours assoiffé de changement, il arrive à se lier tant et si bien qu'il ne regarde plus rien, oublie les années de tendresse que sa femme légitime lui a consacrées, la douceur du nid conjugal où grandit l'enfant qu'il aime pourtant, et voilà que cet homme, généralement maître de lui, rempli de délicatesse autrefois, il ne reste qu'un être capable de toute espèce d'abandon pour suivre le mirage que son coeur embellit au-delà de toute expression.
Le sensuel, inférieur comme développement mental, aime la “femme” uniquement pour le sexe différent du sien, sans être capable de s'attacher fortement à une seule, ou si celà se produit, c'est la sienne qui a cet éveil dans les sentiments, sans préjudice de l'adultère moral qu'il commet, maintes fois par jour, par ses convoitises.
Son ménage n'aura qu'à souffrir faiblement des désirs incessants dont il soufflette chaque femme au passage; il se détourne peu ou pas de son chemin, et si les bonnes fortunes l'en éloignent, ce n'est que pour bien peu de temps.
Il n'y a donc pas à se réjouir ou à se lamenter d'avoir pour époux l'une de ces variantes dans la manière d'aimer, parce que si l'un est capable de créer des peines extrêmement douloureuses, par l'abandon, l'autre, pendant toute sa vie, blesse sa compagne par des coups d'épingle dans sa dignité.”

 


Et voilà le mystère, je reconnais mon artiste dans ces écrits. Quelque part ça me rassure !
Dois-je me dire : “C'était écrit” ?

Voilà ma lecture de hier soir avant de m'endormir !

Celà ne ressemble nullement à une berceuse et le sommeil ne vint pas.

Bien au contraire, le petit vélo s'est remis en route à rebrousse-temps .....

Les images défilèrent devant mes yeux :

 

  • Printemps 1970,  mariés depuis 6 ou 7 mois, naissance de notre aîné prévue pour aout ....

L'image d'Evelyne me revint à l'esprit : jolie blonde, pétillante, les cheveux remontés en arrière en chignon bouclé, des boucles sauvages dégringolaient sur son front ... Une vraie poupée cette fille. Il y a des visages qu'on ne peut pas oublier.

Et moi, enceinte jusqu'aux oreilles. A l'époque la femme enceinte n'était pas vénérée comme elle l'est maintenant, il fallait cacher le plus possible... C'est la première fois où j'ai pleuré. Evelyne se fit plus discrète et peu de temps après, nous avons avons déménagé.
Après il y en a eu beaucoup d'autres et chacune a son histoire ....

Dans toute ma naïveté, je n'ai rien vu, je ne voulais rien voir mais tout simplement : “j'avais confiance, une confiance absolue ...”

Lui et moi, c'était une histoire bancale. J'étais attirée par un extrême et c'est vrai que nous avons vécu des moments fantastiques ensemble (environ 1 an 1/2) après il fallu assumer la petite famille et ça c'était un autre problème.
Moi qui rêvait de m'abriter sous un grand chêne, je me suis adossée à un roseau et par la force des choses je suis moi même devenue le grand chêne.
Et si j'ai tenu à couper les ponts avec lui après le divorce, c'est justement parce que je n'ai plus de place à l'ombre.

Curieux quand même ce portrait de l'Artiste ! Je ne pense quand même pas qu'ils sont tous ainsi.

J'aimerais bien avoir des avis.

 

Ah au fait, précision importante, ce livre date de 1933.
ELLECRAM vous connaissez ?
Henri-Durville – Imprimeur - Editeurartiste2.gif

par Claire de Lune publié dans : au fil de mes lectures
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